Tout comme l'histoire des épices, celle des plantes aromatiques se confond avec l'histoire des hommes. Des représentations murales des Egyptiens, on retient qu'ils étaient particulièrement friands d'ail, d'oignon et de persil. Les Grecs, comme les Romains, en faisaient grand usage dans leur cuisine mais également pour accompagner leurs rites. Au Moyen-Age, chaque monastère accueillait en son jardin un carré de verdure dédié à la culture de plantes aromatiques. Toujours présentes, dans les parcs et jardins des châteaux de la Renaissance, elles permettent alors d'élaborer des parfums, au fenouil ou à la coriandre mais aussi d'exhaler les saveurs des légumes.
Contrairement aux épices, les herbes aromatiques s'acclimatent sous nos latitudes. Elles sont consommées sur tous les continents mais chaque culture a ses herbes de prédilection. L'Italie ne jure que par le basilic et le persil plat. L'aneth est indissociable des cuisines d'Europe du Nord. Les indiens et les thaïlandais raffolent de la coriandre qui accompagne la majorité de leurs mets. L'attirance des pays du bassin méditerranéen pour le thym, le romarin, la sarriette est indéniable.
C'est cette palette de saveurs, si fragiles qu'Albert Ménès vous propose toute l'année, une pincée de basilic sur des tomates, des champignons saupoudrés de persaillote pour en révéler les parfums, des herbes de Provence sur des grillades ou encore des bouquets garnis pour vos poissons au court bouillon. Entrée, plat, dessert, les herbes aromatiques se prêtent à toutes les préparations.